Les Îlots

Qu’est-ce qu’un îlot agroécologique ?

C’est un espace de vie accueillant un(e) paysan(ne) et sa famille, lui donnant les moyens d’atteindre une autonomie alimentaire et économique durable, qui résiste au changement climatique grâce aux techniques agroécologiques.

L’îlot met donc l’accent sur la diversité des productions et privilégie donc tout autant le maraichage, la culture céréalière, les arbres fruitiers, l’élevage, etc…

 

La vision de l’AIDMR

Présent auprès des paysan(ne)s burkinabè depuis 1995, l’association a pu se rendre compte des deux principaux obstacles qui se dressent entre l’agriculteur et l’autonomie :

– Des moyens techniques : dans un contexte de changement climatique, et d’appauvrissement des sols, certaines méthodes utilisés par les agriculteurs n’obtiennent plus le même rendement.

– Des moyens financiers : l’incapacité de financer un investissement initial nécessaire pour commencer une exploitation pérenne (matériel, grillage, …)

Fort de ce constat, l’AIDMR a décidé en 2015 de se lancer dans l’aventure et d’accompagner 8 familles, membres de l’association, pour qu’elles puissent franchir les deux obstacles précités.

C’est ainsi que chacun des quatre villages suivants accueillent 2 îlots agroécologiques :

– Vousnango

– Sam

– Betta

– Silgtoega

Nous vous invitons à venir témoigner par vous même des résultats de l’agroécologie !

 

Les caractéristiques de l’îlot

– Superficie : L’îlot s’effectue sur une parcelle de 50 mètres sur 50 mètres (2500 m²).

– Clôture grillagée : Le périmètre entier de la parcelle est protégé par une grillage. Le rôle de celui-ci est crucial car il permet de protéger les futures cultures des dégâts que pourraient créer les animaux errants.

– Proximité d’un point d’eau : Chaque îlot se trouve à proximité d’un forage ou d’un puits qui garantissent une source d’irrigation tout au long de l’année.

– Lieu de vie : l’îlot est le lieu de vie du paysan, on y trouve une maison de 16 tôles, un hangar, un espace pour la douche et les toilettes.

– Espace de compostage : un espace dédié à la fabrication de compost, cet élément clé sorte d’engrais naturel, qui permet de fertiliser les sols en recyclant de la matière organique (fumier, pailles, …).

Étable : Une mini étable pouvant abriter au moins 10 têtes de mouton, donnant ainsi à la famille un espace pour héberger et nourrir ses animaux d’élevage, ne les forçant donc pas à divaguer.

– Poulailler : Un poulailler de 11 têtes dont un coq.

– Arbres fruitiers : Chaque parcelle accueille 2 manguiers, 10 papayers, 5 tangelotiers, 5 pommiers du Sahel et 2 kapoquiers.

– Arbres fertilitaires : On y trouve également des arbres qui fertilisent le sol en y ajoutant de l’azote comme l’acacia céaméa (2 par parcelle), l’acacia albida (5), le leucéna (10) et le neem (5).

 – Espaces de culture : la parcelle doit accueillir des espaces dédiées à la culture céréalière et maraichère organisée de sorte à faciliter la mise en place d’une rotation des cultures, source de maintien de la fertilité.

 

Un appui technique

Dans un contexte de changement climatique et de sols appauvris, les méthodes agroécologiques permettent de régénérer un terrain , comme l’a montré l’AIDMR sur son site de Betta, et d’obtenir une production durable, année après année.

Ce sont ces méthodes que l’association partage avec des paysans burkinabè depuis de nombreuses années et pour cette aventure, une session de formation intensive d’une semaine a été organisé avec un membre de chaque famille concernée.

Cette formation a eu lieu à Betta au centre agroécologique de l’association, du 4 au 10 Mai 2015,et a permis de revoir tout les aspects de l’agroécologie dans le Sahel :

– Le Zaï amélioré

– Les demi-lunes

– La rotation des cultures

– Le compostage

– Les diguettes anti-érosion

– Les arbres fertilitaires

– La préservation des semences

 

Elle a surtout donné lieu à une mise en pratique avec délimitation d’une parcelle de 50 mètres sur 50, et détermination sur cette parcelle test de l’emplacement de chacun des éléments constitutifs de l’îlot.

En plus de cette formation, les animateurs de l’AIDMR ont également accompagner chaque famille dans l’installation de sa clôture.

 

Un appui financier

Avec le soutien de Terre et Humanisme, l’AIDMR a pu donner à chaque famille les moyens financiers  pour se fournir :

– La clôture (grillage + poteaux + porte d’entrée)

– Le Ciment pour la construction des différentes structures (étable, hangar,

– L’achat de 10 poules et un coq pour constituer le poulailler

– La main d’œuvre pour la construction de la maison

– Les arbres fruitiers et fertilitaires

 

 

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